Doutre accusé d'avoir sous-facturé la sécurisation des matchs de l'OL


Par Justin Boche
Publié le 20/09/2017  à 15:09
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Selon un ancien commissaire divisionnaire, Albert Doutre, l'ancien directeur départemental de la sécurité publique dans le Rhône aurait reçu des cadeaux en échange de sous-facturation. Attaqué par l'ancien chef de la police à Lyon, l'ancien commissaire risque 18 mois de prison et 15.000 euros d'amende pour dénonciation calomnieuse.

Albert Doutre dans l’émission L’Autre Direct, sur Lyoncapitale.fr, le 29 janvier 2014 © Tim Douet
© Tim Douet
Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique, dans l’émission L’Autre Direct, sur Lyoncapitale.fr, le 29 janvier 2014

Plusieurs hauts fonctionnaires de police, dont Albert Doutre, l'ancien directeur départemental de la sécurité publique dans le Rhône de 2010 à 2015, ont été entendus à la barre ce mardi dans le cadre d'un procès sur le coût de la sécurisation des matchs de l'Olympique lyonnais. En février 2012, Michel Garnier, ancien commissaire divisionnaire, avait accusé monsieur Doutre, dans une lettre adressée au procureur de la République, d'avoir minimisé les factures de l'OL. Selon le fonctionnaire de Police, l'ancien patron de la DDSP aurait reçu des cadeaux en échange de sous-facturation. Selon des notes internes versées au dossier et citées par l'AFP : "le coût moyen d'un match était passé de 17.804 euros en 2009 à 14.368 euros en 2012, soit une baisse de 20 %. Pour une rencontre de coupe d'Europe entre Lyon et l'Ajax Amsterdam en novembre 2011, la police avait facturé 45.797 euros au club lyonnais alors que le coût réel était de 66.932,27 euros".

Plusieurs policiers entendus ont confirmé que les factures avaient "été revues à la baisse" et ne comprenaient pas certaines prestations. C'est le cas notamment de l'utilisation d'une unité de CRS et d'un hélicoptère. Albert Doutre aujourd'hui à la retraite, a assumé "assume un lissage de la facturation (…) dans un rapport gagnant-gagnant". Son avocat, Me Jean-Félix Luciani, a lui attaqué l'accusation en déclarant que le commissaire Garnier était mal placé pour jouer "le chevalier blanc puisqu'il a été condamné pour l'utilisation de personnel et de fichiers de police pour des motifs privés". L'avocat de la défense a répondu en estimant que le parquet n'a pas voulu rechercher la vérité "pour éviter les vagues", rapporte l'AFP.

Après la dénonciation de Michel Garnier en 2012, l'IGPN avait classé l'affaire sans suite. Michel Garnier est aujourd’hui poursuivi pour dénonciation calomnieuse. Le parquet a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis et une mise à l'épreuve de trois ans avec obligation de soins et 15.000 euros d'amende. La décision sera rendue le 21 novembre prochain.

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