12 jours, le nouveau film de Raymond Depardon sur le Vinatier


Par Romane Guigue
Publié le 29/11/2017  à 12:28
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Le photographe et documentariste Raymond Depardon revient sur grand écran avec “12 jours”, où il suit dix patients du Vinatier à Lyon. Sorti en salles ce mercredi, ce nouveau documentaire donne la parole à ceux qui, fragilisés, sont placés en établissement psychiatrique sans leur consentement.

Image extraite du film documentaire “12 jours”, de Raymond Depardon (2017) © Wild Bunch Distribution
© Wild Bunch Distribution
Raymond Depardon / 12 jours (2017).

Douze jours, c'est le délai maximum dans lequel une personne placée en hôpital psychiatrique sans son consentement doit rencontrer un juge des libertés et de la détention (JMD). Depuis 2013, la loi exige que chaque patient s'entretienne avec un JLD pour que celui-ci décide de prolonger, ou non, le séjour du patient en établissement psychiatrique. Lors de ces entretiens à huis clos, les patients s'expriment et, pour la première fois, leur parole sort des enceintes du Vinatier, grâce au documentaire de Raymond Depardon.

Comment juger la souffrance ?

Les juges des libertés et de la détention ne sont pas médecins, il ne leur appartient pas de juger de la pathologie d'un patient. Ces entretiens sont avant tout une manière de vérifier que les dossiers sont correctement remplis par l'équipe médicale. Suite à la décision du JLD, le patient peut faire appel. "Cette loi a réglé un problème de discrimination. Jusque-là, les personnes hospitalisées sans consentement étaient les seules personnes privées de liberté à ne pas voir un juge qui pouvait maintenir ou non la privation de liberté", a confié Marion Primevert, présidente de la chambre "propriété nationale" au tribunal de grande instance de Paris, à nos confrères de Rue89 Lyon.

Raymond Depardon, l’art de et dans la discrétion

Le photographe et cinéaste Raymond Depardon © Wild Bunch Distribution
© Wild Bunch Distribution
Raymond Depardon.

Photographe, réalisateur et documentariste, Raymond Depardon parvient une fois de plus, comme il le faisait déjà dans 10e chambre – Instants d'audience, à se faire oublier pour laisser toute la place à la parole de ses sujets. Sans commentaire, les entretiens se succèdent, entrecoupés de plans de l'hôpital du Vinatier. Rien de superflu, seulement des échanges, parfois complexes, entre la justice et la psychiatrie.

“12 jours” est dès aujourd’hui visible dans le Grand Lyon au cinéma Lumière Terreaux (Lyon 2e), aux UGC Astoria et Ciné Cité (Lyon 6e), au Comœdia (Lyon 7e) et aux Alizés (Bron).

 

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