La Cenerentola : une Cendrillon rusée à l’opéra de Lyon


Par Guillaume Médioni
Publié le 15/12/2017  à 16:56
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Première ce vendredi à l’opéra de Lyon de La Cenerentola, la Cendrillon bicentenaire de Rossini, qui nous change de Disney.

La Cenerentola, de Rossini – Mise en scène Stefan Herheim © Erik Berg (photo de la création, à Oslo)
© Erik Berg (photo de la création, à Oslo)
La Cenerentola, de Rossini – Mise en scène Stefan Herheim.

Le Cendrillon de Rossini fête son bicentenaire… L’occasion rêvée de coller à l’actualité festive avec ce “mélodrame ludique” (melodramma giocoso) composé par Gioachino Rossini en 1817, à offrir sans crainte à la famille ou aux amis. “Rossini, ça plaît toujours !”

Si la légende raconte que la partition fut achevée en une nuit par le compositeur, le conte de Perrault trouve ici un ambassadeur de choix, qui n’hésite pas à styliser le trait pour un maximum de pertinence. Point de surnaturel, de bonne fée ni de citrouille, Rossini “modernise” la scène en substituant un “parâtre” à la marâtre et un bracelet à la célèbre pantoufle… On verse une larme (entre deux éclats de rire) et tout le monde rentre satisfait : c’est là la magie de Rossini.

Côté mise en scène, le Norvégien Stefan Herheim détourne le mythe de la “brave fille”, n’hésitant pas à faire de Cendrillon une héroïne sauvage et rusée qui jure avec la figure aseptisée de Walt Disney. La direction est ici assurée par Stefano Montanari, en général fort à l’aise avec ce type de partition tout en légèreté, évoquant volontiers le classicisme mozartien. Un joli rendez-vous de circonstance qui adoucira les mœurs tout en accompagnant sur le mode festif le passage à la nouvelle année.

La Cenerentola – Du 15 décembre au 1er janvier, à l’opéra de Lyon.
–> Ce vendredi à 18h : psychanalyse de l’œuvre par Jean-Michel Vives, de l’université de Nice

 

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Le sourire et le conte du cœur.
( last version )

Quand les
ombres de la
nuit reviennent
sur les roses
pour donner une
chanson le tendre
soupir m'invite
à comprendre le
chant de la mort
et alors le sourire
devient le portrait
d'un sonnet douloureux:
j'écoute le silence
qui pénètre dans
le vide, j'essaie de
fuir en cherchant
l'harmonie dans la
lueur des étoiles...

Francesco Sinibaldi

Signaler un abus | le 19/12/2017  à 17:38 | Posté par  Sinibaldi  
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