Quais du Polar : Lyon en rouge et noir pour trois jours


Par Kevin Muscat & Caïn Marchenoir
Publié le 30/03/2017  à 13:05
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Luis Sepulveda n’en sera pas, mais ils seront tout de même plus de 110, dès ce vendredi, à Lyon, pour Quais du polar : des auteurs de romans policiers, déclinant toutes les nuances du noir. Avec une ancienne juge et un flic déchu, le cocktail de cette 13e édition est explosif. Et très international comme toujours.

Quais du polar 2016 au palais de la Bourse, Lyon, avril 2016 © Sandrine Thesillat
© Sandrine Thesillat
Quais du polar 2016 au palais de la Bourse, Lyon, avril 2016.

Une 13e édition, si l’on est superstitieux, c’est l’occasion d’un crime parfait, celui de remplir une fois de plus le palais de la Bourse jusqu’à la garde : 80 000 visiteurs l’an dernier et 15 000 participants à la “grande enquête” dans la ville. Un succès qui fait du festival lyonnais une référence internationale dans le domaine du polar. Il faut d’ailleurs souvent jouer des coudes pour assister aux différentes rencontres avec les maîtres du polar contemporain. Ou même circuler dans le grand hall du palais du Commerce, investi par les stands des librairies rhônalpines spécialisées dans la littérature policière. Rien de surprenant puisque le festival lyonnais a depuis ses débuts plaidé pour la gratuité.

La manifestation surfe sur le succès du genre : dans toute la production éditoriale française, un livre vendu sur quatre est un polar. Et, comme Quais du polar ne l’a jamais ignoré, le noir se porte aussi bien sur les pages des bouquins que dans les films, les pièces de théâtre, les expositions, les concerts et les balades ou même certaines pratiques culinaires.

D’est en ouest avec un détour par le nord

Cette année, le focus est mis sur “l’Europe d’est en ouest” avec des auteurs venus d’Ukraine, de Pologne, de Roumanie, de Serbie et d’Estonie. Mais l’on pourra aussi découvrir le noir islandais, avec notamment Ragnar Jónasson. Et comme il n’y a pas de Quais du polar sans stars, l’amateur de noir pourra retrouver, parmi une centaine d’auteurs : Arnaldur Indridason, Megan Abbott, Donna Leon, R.J. Ellory, Ian Manook, Caryl Férey, Romain Slocombe… et même Eva Joly qui, depuis 2011, s’est lancée avec Judith Perrignon dans l’écriture de romans noirs politiques, ainsi que l’ancien super-flic, numéro deux de la PJ lyonnaise, Michel Neyret, condamné en première instance pour trafic d’influence et corruption, avec un livre intitulé Flic qui retrace sa carrière et sa chute.

Sont également attendus à Lyon ce vendredi des auteurs comme Ron Rash, David Vann, Ivan Jablonka ou Tanguy Viel, à la littérature ni tout à fait blanche ni tout à fait noire. Mais aussi l’historien des couleurs Michel Pastoureau, auteur (en 2008 et 2016, respectivement) d’essais sur les couleurs noire et rouge, soit précisément celles du polar. Il présentera la projection du Rouge et le Noir, l’un des nombreux films choisis et commentés par des auteurs, lors de cartes blanches et d’un week-end spécial à l’institut Lumière.

Pour le reste, le festival continue de balayer large, avec des avant-premières de séries, de la musique, les traditionnelles enquêtes (dont un jeu interactif et une murder party au Musée gallo-romain, cinq prix littéraires décernés…). Bref, de quoi voir tout en noir (et rouge) le temps d’un week-end.

Quais du PolarVendredi 31 mars, samedi 1er et dimanche 2 avril, au palais de la Bourse (et dans divers lieux de l’agglomération)
  
Lire aussi :
Tanguy Viel à Quais du polar, polar (?) de Brest !
Quais du polar polaire avec Ragnar Jónasson
Entretien avec Ivan Jablonka

 

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