La vraie vie de Jésus : un compte de Noel à régler


Par Jean-Claude Chuzeville
Publié le 22/12/2016  à 16:44
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Nous sommes en Palestine, il y a tellement longtemps que le calendrier n’existait même pas. Il était pourtant en gestation… Nous étions l’année moins une. À quelques jours du printemps, le déjà célèbre mouvement du 22 mars… à une centaine de kilomètres de Bethlehem, dans une petite ville connue pour ses foires qui attiraient les commerçants juifs de tout le pays. 

Crèche de Noël ()
© AFP

Je dis juif parce que les orthodoxes, les chrétiens ou les musulmans n’existaient pas encore. Ils n’avaient pas encore saisi l’intérêt de la religion… les crétins ! D’ailleurs quand ils s’y sont mis, des siècles plus tard, ils ont commis une faute de débutant en prétendant que leur Dieu était déjà passé sur terre ; ce qui laisse peu d’espoir de le revoir un jour… C’était soi-disant pour faire mieux que les juifs qui continuent d’espérer la venue de celui qui n’a pas de nom, un jour ou l’autre. D’ou la célèbre expression kasher "tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir", qui résume parfaitement la joie de vivre des juifs au contraire des chrétiens qui font toujours la gueule, écrasés par le poids de leurs péchés, la repentance et les idées noires ; et je feins d’ignorer le cas des musulmans pour ne pas ajouter de l’eau sur l’huile en feu.

Hérode le Grand était alors le roi de Judée ; c’était un hébreu certes, mais d’origine étrangère et pire, aligné sur les positions de l’empire romain… ce que ne lui pardonneront jamais les juifs.

Mais revenons à notre foire aux moutons et à cette auberge 4 étoiles que l’élite des "traders" fréquentait en ce temps. Samuel le propriétaire - ce qui est mieux que tenancier qui désigne les  établissements de petite catégorie - est l’inventeur du concept "qui dort dîne"… bien entendu, Samuel aimait la caillasse et notamment le "stater" l’une des monnaies vedettes de l’époque ; très vite, il avait compris qu’il tirait son bénéfice de la location de ses chambres et appartements, alors que le plat du jour et la bibine ne lui laissaient qu’une marge de 22%… ce qui est ridicule.

De plus ces riches marchands descendant le soir venu dans la salle commune, détestaient se voir mélangé avec tous ces braillards et autres sans-dents, alors qu’ils portaient autour de la taille quelques bourses bien garnies par les affaires du jour. Samuel décida alors de réserver le manger à ceux qui dormaient et payaient cher pour cela… "qui dort dîne" devenant le premier geste "marketing" de l’histoire de l’homme moderne.

À clientèle triée sur le volet, personnel adéquat ; laquais, cuisinier genre Pierre Gagnaire plutôt que Nicolas Le Bec, accortes lingères, servantes et enfin Watch-man à la porte pour éloigner les distraits.

Samuel n’avait aucun mal pour l’embauche, les juifs souffrant déjà de discrimination, les filles de cette petite ville, rêvaient toutes d’un poste dans ce 4 étoiles. Elles étaient ainsi une douzaine à travailler leurs 16 heures par jour - la norme de l’époque - dans les chambres, la salle d’eau ou la lingerie. Cette besogne les obligeant à une promiscuité certaine avec les riches clients, elles passaient une partie de leur temps à éloigner les mains baladeuses mais pas que…

Quand le drame se produisit - c’était un matin, je n’ai pas de certitudes sur le jour exact ; les experts hésitent encore entre le 21 ou le 22 mars… mais à 24 heures près, vous n’allez pas nous machiner une pendule ! Anyway c’était le printemps, montée de toutes les sèves, lorsque le riche locataire de la suite 10, un certain Sirtaky, juif hellénique dans l’import-export avec la Judée, se réveilla d’excellente humeur… un bain fumant l’attendait et la servante de quart ce jour ci, la délicieuse Maryan devait lui frotter le dos.

Maryan, orpheline de père, aidait sa mère à maintenir une maison digne et élever ses 7 petits frères ; la famille était modeste mais respectée et tout un chacun espérait pour la belle enfant, un mariage qui mettrait du beurre sur les épinards.

Et c’est en pensant à ce futur délicieux que la jeune fille commença à frotter le dos du client. Il se tenait debout dans son bain et exposait ainsi les fesses flasques d’un vieux monsieur de 40 ans ; caressé ainsi dans le sens de la pousse, sentant monter son inspiration, Sirtaky se retourna vivement et la jeune fille comprit, hélas trop tard, qu’il avait l’intention de lui brancher la fibre… Cette scène a d’ailleurs fait l’objet d’une adaptation récente et édulcorée, filmée au Sofitel de Manhattan, dans la suite 1006. Sauf qu’à l’époque le personnel n’étant ni syndiqué, ni solidaire, toute protestation resterait vaine. 

Les murs de notre 4 étoiles ayant des oreilles, le récit de l’infortune de Maryan fit le tour du marché à la vitesse du café bouilli. Et le soir venu, en regagnant sa maison, Maryan comprit en regardant les yeux plein de larmes de sa mère que la nouvelle de sa déchéance l’avait précédée… En ce temps là, une jeune fille violée entrainait l’opprobre sur l’ensemble de sa famille et devenait la risée de tout un chacun ; heureusement les choses ont changé au fil des siècles, que dis-je, des millénaires…

Au cours de la nuit, Maryan empila ses modestes affaires dans un sac de lin, embrassa sa mère et quitta la ville avant le lever du soleil. Pauvre jeune fille qui marchait d’un pas leste pour s’éloigner le plus vite possible de cette ville maudite. Inutile de vous dire que Sirtaky ne fut jamais inquiété pour son forfait ; mais là rien n’a changé depuis des millénaires.

La pauvre enfant marcha, marcha, un sang impur au fond de la gorge ; la nuit venue, elle se reposait au pied d’un olivier, l’oreille aux aguets et la faim au ventre… Tant et si bien qu’après avoir parcouru une trentaine de lieues, elle aperçut le village de Bethlehem, un hameau tout au plus… un peu à l’écart se trouvait une modeste bâtisse d’ou s’échappait le bruit caractéristique d’une scie à bois. Radio-Nova n’existant pas encore malgré les efforts de Bizot, c’était le seul bruit qui enrobait le paysage. Exténuée Maryan s’assit sur un rondin qui faisait face à un point d’eau, une modeste rigole canalisée avec un tuyau de bambou. Là aussi les opinions divergent, ce n’était peut-être pas du bambou, mais la jeune fille n’était pas experte. Alors qu’elle buvait longuement et lentement, l’ébéniste l’aperçut depuis son atelier l’image de la grâce ; il en fut tout retourné le brave charpentier, ah oui il était charpentier-menuisier et non ébéniste ; vous aviez corrigé, c’est pas facile de vous la faire. C’est sur ce genre de détails que l’on juge de la crédibilité d’une histoire !

Bref Youssef s’approcha d’elle avec son sourire plein de dents et lui proposa de se restaurer puis se reposer avant de reprendre sa route… Maryan rassurée par l’extrême gentillesse qui se dégageait de Joseph, accepta l’invite. Oui son nom était Joseph. Si vous pouviez cesser de m’interrompre à chaque instant. Youssef, Joseph, ce sont des histoires d’accent mais la preuve que c’est du pareil au même c’est qu’ils mangent tous du couscous.

La suite de l’histoire vous la connaissez, il existe suffisamment de témoins de cette cène, pardon cette scène ; à commencer par le Pape qui nous la raconte tellement bien qu’il m’arrive d’y croire les soirs à deux grammes.

Si un dernier détail que très peu de gens connaissent. Joseph était célibataire car il souffrait d’impuissance, sa prostate ayant la taille et la couleur d’un melon d’eau… ceci expliquant la quiétude qui régnait dans le couple qu’il formait avec Marie ; la petite ayant changé de nom pour couper les ponts avec son passé, c’est ainsi que Joseph vit le ventre de Marie s’arrondir au fil des mois, persuadé que ses chastes baisers sur les lèvres de son épouse avait suffi pour fabriquer du vivant. Il faut dire également que Joseph qui sentait relou de la bouche suçait toute la sainte journée des pastilles dites du Saint-Esprit, une manufacture de Jérusalem situé près du temple honteusement occupé par des pawn-shops et autres usuriers… mais on va pas se lancer là-dedans parce qu’il s’agit des débuts de la dérive financière. Prend garde à toi me souffle mon voisin, avec tous ces coupables dispensés de peine, tous les non-coupables doivent ressentir de la peur.

Résultat des courses, le 23 ou le 24 décembre, neuf mois après la scène dite du Sofitel, un petit garçon est né… Jésus était son nom. Alors plus tard pour enjoliver tout ça on a parlé d’Immaculée Conception. N’en croyez pas un mot ; cette pauvre Immaculée n’y est pour rien ! Le coupable c’est Sirtaky.

Et j’attends avec impatience vos retours, surtout avec des preuves.

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Vos réactions
1 commentaire

"les chrétiens qui font toujours la gueule"
Les "chrétiens et musulmans" qui sont des "crétins"

Bravo pour votre contribution Jean Claude Chuzeville (alias Dusse).
C'est de très haut niveau.

Signaler un abus | le 24/12/2016  à 21:22 | Posté par  Canut  

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