À l’occasion d’un édito intitulé Du mariage au mirage pour tous : en route vers la fabrique d’enfants adoptables, j’ai reçu quelques (rares) protestations, parce que j’ai utilisé le terme “eugénisme”. “Naturellement, la dérive sur l’eugénisme finit de disqualifier l’auteur”, écrit ainsi un internaute sur notre site. Quoi ? Cette gauche sociale-démocrate si timorée se rendrait coupable d’une telle horreur, en France, en 2013 ? Je souhaite ici préciser encore mon propos, ne serait-ce que pour démontrer que les mots ont un sens.
Loin des slogans superficiels et des controverses militantes qui empêchent de voir l’essentiel (ici ou là), essayons de nous arrêter quelques instants sur les conséquences du projet de loi Taubira. Car, sous couvert de mariage entre personnes du même sexe et d’égalité des droits, il s’agit surtout d’aboutir à une fabrique à grande échelle d’enfants adoptables, comme nous l’écrivions déjà il y a quelques mois ici...
Loin du plan de com’ personnel d’une Sylvie Pierre-Brossolette (ici), qui se livre à une comptabilité grotesque, tel l’apothicaire M. Homais dans Madame Bovary, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, s’attaque enfin à un vrai problème rencontré depuis toujours par les femmes en France, à savoir les inégalités de salaires avec les hommes. Elle promet des sanctions, jusqu’à 1% de la masse salariale.