Le réacteur n°4 de la centrale du Bugey redémarrera le 8 janvier


Par Benjamin Arnaud
Publié le 27/12/2016  à 18:00
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Trois réacteurs, dont un de la centrale du Bugey, qui devaient redémarrer avant le nouvel an resteront finalement à l’arrêt un peu plus longtemps. EDF et l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) justifient ces retards par des mesures de précaution. Pour rappel, l’ASN avait demandé que 12 réacteurs soient contrôlés après la détection d’anomalies susceptibles d’affaiblir leur résistance.

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Alors qu’il devait être relancé fin décembre, le réacteur n°4 de la centrale du Bugey ne redémarrera finalement que le 8 janvier. C’est ce qu’indique le nouveau calendrier publié lundi 26 décembre sur le site de Réseau de transport d’électricité (RTE). Un retard d’une à deux semaines dû à la réalisation de tests préalables au redémarrage du réacteur et d’opérations de maintenance complémentaires.

Une concentration en carbone excessive

Suite à la détection d’anomalies de la cuve de l’EPR de Flamanville, EDF a lancé en 2015 une série d’analyses sur les centrales nucléaires françaises, lesquelles ont révélés une concentration en carbone excessive dans l’acier de 18 réacteurs, ce qui peut affaiblir leur résistance.

Dans le détail, six générateurs à vapeur construits par Areva présentaient un taux d’anomalies proche de 0,3%. Le réacteur à l’arrêt de la centrale du Bugey en fait partie. Pour 12 autres générateurs, forgés par la Japan casting and forging corporation (JCFC), les contrôles avaient mis en évidence un taux d’anomalies pouvant monter jusqu’à 0,4%. Une valeur deux fois supérieure au taux d’anomalies moyen détecté dans l’acier normal.

En octobre dernier, l’ASN a donc demandé des contrôles sur ces réacteurs, qui ont été mis à l’arrêt à tour de rôle. L’objectif ? S’assurer que ces anomalies ne présentent pas de risque. Une fois une partie des contrôles réalisés, l’Autorité de sureté nucléaire a alors considéré le 5 décembre dernier que le redémarrage des réacteurs concernés pouvait être envisagé.

Va-t-on manquer d’électricité ? 

EDF tient aussi à rassurer : “Même en présence d’une teneur en carbone plus élevée, les marges prises à la conception sont suffisamment importantes pour assurer un fonctionnement en toute sûreté”. C’est la première fois qu’une anomalie d’une telle ampleur était découverte.

Sur les 18 réacteurs concernés au départ, EDF indique que 10 réacteurs sont dores et déjà reconnectés au réseau. Les 8 derniers devraient redémarrer d’ici fin janvier. D’ici-là, faut-il craindre une pénurie de courant ? Absolument pas répond EDF : “Avec les redémarrages prévus, nous aurons une disponibilité semblable à celle des années précédentes pour la période hivernale”. 

Lire aussi : Greenpeace dénonce un scandale nucléaire

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