Lancement du premier radar piéton conçu à Lyon


Par Romain Mahdoud
Publié le 16/08/2017  à 17:19
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L'expérimentation a débuté mercredi 9 août à la Grande-Motte. Imaginé par la société lyonnaise AFS2R, le dispositif est inédit dans l'Hexagone.

 
Premier radar-tronçon de France, à Besançon
Wikipedia/Arnaud 25

Ce système, destiné à la prévention des accidents piétons, n'est pour le moment pas punitif. La mise en place de ce dispositif intervient alors que 16% des morts sur la route en 2016 étaient des piétons, une hausse de 19% par rapport à 2015. 
Cette initiative a vocation à prévenir les abus des conducteurs, notamment en cas de violation de priorité piétonne. Pour ce faire, c'est cinq caméras qui ont été installées dans cette commune de l'Hérault. Des caméras qui se déclenchent automatiquement à chaque fois qu'un piéton s'engage, pour contrôler le respect du cédez-le-passage par les automobilistes, qui sont avertis par un signal lumineux en cas de refus de priorité aux piétons. Si les conducteurs ne sont pour l'instant pas verbalisés, la municipalité s'est donnée un délai de trois mois avant d'éventuellement passer à la vitesse supérieure, d'après le Parisien.

Ces radars piétons devraient être mis en place dans d'autres villes françaises à l'avenir. Dans le Rhône, la ville de Saint-Bonnet-de-Mure s'est vu refuser l'autorisation de mise en place du dispositif par la Préfecture. Et pour cause : "les infractions qui peuvent être constatées par vidéo sont encadrées par un texte qui n'autorise pas la verbalisation par contrôle automatique d'un refus de priorité piéton sur un passage clouté", explique la communication interministérielle de la préfecture du Rhône. Car contrairement à la Grande-Motte, la mairie de Saint-Bonnet-de-Mure souhaitait verbaliser les conducteurs pris en faute par le contrôle automatique. La préfecture précise cependant "qu'une mise en place du dispositif à titre pédagogique et sans verbalisation comme dans l'Hérault est tout à fait possible". En revanche, si un agent de police est sur place au moment de l'infraction, le conducteur est passible de 135 euros d'amende forfaitaire et du retrait de quatre points de permis. 

Le cadre légal devra donc évoluer à l'avenir si l'Etat veut donner la possibilité à cette initiative de se développer, alors que son expérimentation au Canada a d'ores et déjà fait ses preuves. 

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