La ville de Lyon autorise 12 jours de travail le dimanche en 2018


Par Justin Boche
Publié le 20/11/2017  à 22:53
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Le conseil municipal a voté ce lundi soir douze autorisations exceptionnelles dérogeant à l’interdiction de travail le dimanche. Un vote contesté par les élus de gauche, qui s’inquiètent de l’augmentation du nombre de dimanches travaillés.

Lyon, la rue de la République, en 2013 © Pierre-Antoine Pluquet
© Tim Douet

Les soldes, la rentrée scolaire... et le festival Lumière

D'abord limité à cinq, le nombre de dérogations exceptionnelles à l'interdiction de travail le dimanche a été porté à douze en 2016, année où la France a accueilli l'Euro de football. Cette augmentation du nombre de jours dérogatoires est devenue la norme depuis et elle va se prolonger en 2018. Ces autorisations seront en lien avec “des événements festifs, touristiques et commerciaux”, a expliqué Fouziya Bouzerda, l'adjointe au développement économique, au commerce et à l'artisanat. Ces ouvertures auront lieu les dimanches 14 et 21 janvier pour les soldes d'hiver, les 1er et 8 juillet pour ceux d'été, le 2 septembre pour la rentrée scolaire, le 16 septembre pour les Journées européennes du patrimoine, le 14 octobre pour le festival Lumière, le 25 novembre et les 2, 9, 16 et 23 décembre pour les fêtes de fin d'année.

“Le temps des uns ne doit pas détériorer le temps des autres”

Arthur Remy a déclaré que son groupe Lyon citoyenne et solidaire resterait "extrêmement vigilant sur le sujet, après l’apparition en commission de divergences au sein de l’exécutif, où certains des membres de la majorité ont émis le souhait d’aller plus loin que les douze jours autorisés aujourd'hui”. “Il convient de rappeler que l'ouverture dominicale pose le problème de l'adaptation des services publics sur les transports et la garde des enfants", a souligné Arthur Remy. "Nous croyons que notre société ne peut se résumer à l’acte de consommer et le dimanche doit rester une journée pour se reposer, pratiquer le sport ou avoir accès à la culture", a-t-il conclu. Thérèse Rabatel, du groupe Lyon gauche solidaire, a poursuivi le même raisonnement : "Le travail du dimanche est nuisible à la vie familiale et sociale. Est-on obligé d'acheter ses chaussures un dimanche ? Non, parce que le temps des uns ne doit pas détériorer le temps des autres." La délibération a cependant été adoptée.

 

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