Choc toxique, pas de lien avec les tampons selon les HCL


Par Justin Boche
Publié le 04/07/2017  à 17:07
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Les HCL ont rendu les conclusions de leur enquête menée à Lyon sur le lien entre chocs toxique et l’usage des protections périodiques. Une enquête qui révèle "qu'aucun dispositif vaginal ne stimule la production de la toxine TSSTT-1 qui déclenche le choc toxique."

Tampon
© DR
Tampon

L’enquête lancée en 2016 par le Centre National du Staphylocoque des HCL, "a été une réussite", expliquent les hôpitaux lyonnais. Une enquête pour laquelle 700 tampons ont été analysés afin de découvrir leur rôle dans les cas de chocs toxiques. Et le résultat semble plutôt positif pour les tampons. Selon les HCL, "contrairement au tampon Rely® retiré du marché dans les années 80 aucun dispositif vaginal ne stimule la production de la toxine TSSTT-1 qui déclenche le choc toxique." "Cet effet est principalement lié à leur structure et de façon plus faible à leur composition : la densité de fibres semble jouer un rôle majeur. L’équipe n’a pas observé de relargage par les tampons de produit ayant un impact sur le staphylocoque", ont ajouté les hôpitaux lyonnais. Durant l’enquête, les chercheurs ont testé les marques les plus utilisées ainsi que des tampons ayant des compositions différentes. Ils ont essayé de reproduire les conditions de culture se rapprochant le plus de celles du vagin avec peu d’oxygène.

Concernant l’utilisation de coupes menstruelles, les HCL indiquent "qu’en ayant un diamètre plus important que les tampons, elles permettent une arrivée d’air et donc d’oxygène plus importante et favorisent plus la croissance du staphylocoque et la production de la toxine. Les règles d’utilisation des coupes menstruelles doivent s’inspirer de celles des tampons. Ne pas les porter la nuit pendant son sommeil et le jour plus de 6 heures". 

"D’après les 1ers résultats rassurants sur la qualité des dispositifs vaginaux et le recoupement de différents témoignages, le choc toxique semble résulter d’un défaut d’information des utilisatrices. C’est pourquoi le centre de référence du Staphylocoque a besoin de données sur l’utilisation des tampons ainsi que sur l’éducation données aux femmes sur le sujet afin d’identifier comment améliorer les pratiques. Il lance une grande enquête nationale pour trouver les réponses", ont-ils conclu. Une enquête disponible ici.

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