Lyon: la métropole se défend de sous-traiter le cas des mineurs isolés


Par Romane Guigue
Publié le 21/11/2017  à 10:25
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David Kimelfeld a réaffirmé l'ambition de la métropole pour aider les publics les plus "vulnérables", tout en affirmant de la fermeté vis-à-vis des squats.

Mineur isolée guinéen
© Tim Douet
Mineur isolée guinéen

Le président du conseil métropolitain a rappelé que la protection de l'enfance était une question à laquelle il se doit d'être "attentif". "Nous sommes dans un contexte où des flux très particuliers viennent perturber, et je le dis avec de gros guillemets, le fonctionnement" a constaté le président de la métropole lors de la visite inaugurale de la pouponnière de l'IDEF. Il rappelle qu'il y a actuellement un certain nombre de "propositions" pour tenter de faire baisser les tensions. "La métropole est attractive, c'est indéniable et c'est une chance. Mais ça veut dire qu'elle attire aussi des personnes en difficulté." C'est un problème qui ne peut plus passer inaperçu, et David Kimelfeld le sait, d'autant plus que quelques jours après cette visite, un échange houleux se déroulait au conseil municipal de la ville sur ce sujet"Il faut que chacun prenne sa part de responsabilité. La métropole ne peut pas faire toute seule, l’État doit nous aider. Je le redis, nous travaillons en bonne intelligence. Sur ces sujets-là, qui sont extrêmement compliqués, il faut mettre autour de la table la métropole, la préfecture (l’État), mais aussi les associations qui travaillent autour de ça pour expliquer les uns et les autres nos propres difficultés. Nous sommes arrivés à un stade où la situation ne se résoudra pas par l'affrontement." Actuellement, une mise en concurrence est organisée. Trois associations présentent leurs compétences à la métropole pour qu'elle choisisse celle qui travaillera pour venir en aide au personnel débordé de la Mission d'évaluation et d'orientation pour les mineurs isolés (Méomie). "Il y a le contrôle de légalité auquel on ne peut pas s'opposer. Et je le regrette parce que pour moi c'est une urgence absolue, et non "relative", réagit le président.

Attentif, mais ferme

Quant à l'expulsion des jeunes qui dormaient sur la plateforme de la Part-Dieu, David Kimelfeld a un avis tranché. "Je comprends que l'expulsion ait été mal vécue, mais j'invite chacun à aller voir ce que c'était que l'esplanade. Ce n'est pas le lieu que l'on peut espérer pour quiconque. […] J'ai une position qui est très claire. Je maintiens la même fermeté sur les lieux de squat, d'occupation de l'espace public. […] Et j'assume le fait qu'on ne puisse pas laisser le moindre squat et dans le même temps être très attentif à la question des mineurs non accompagnés". Ne voulant pas expliciter les perspectives de solutions discutées actuellement, le président du conseil métropolitain veut éviter la "caricature". "Il n' y a pas d'un côté les vertueux que seraient les associations, et de l'autre la métropole et l’État qui seraient les grands méchants qui ne voudraient pas régler les problèmes. C'est plus compliqué que ça à résoudre" a-t-il conclu.

 

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