Thierry Ehrmann écrit à Lyon Capitale


Par La Rédaction
Publié le 07/04/2009  à 13:38
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Thierry Ehrmann écrit à Lyon Capitale

Suite à l'article de Slim Mazni paru dans le numéro d'avril de Lyon Capitale (voir notre dossier : L'Imposture Ehrmann), nous avons reçu la lettre suivante de Thierry Ehrmann, que nous publions dans son intégralité, sans y changer une virgule.

M. Ehrmann relève '41 affirmations erronées et/ou falsifiées' dans notre article. Sans pourtant y apporter de correction et en précisant que sa lettre 'ne constitue pas en l'état un droit de réponse tel que prévu par la loi'. Précisons à notre tour que les chiffres publiés sont issus des documents officiels en provenance d'Artprice et de Groupe Serveur. Enfin, à ce jour, M. Ehrmann n'a toujours pas utilisé les 'recours à [sa] disposition devant les différentes juridictions et relatifs audit article'.

Didier Maïsto, Directeur de la publication

Didier Maïsto
Directeur de la publication/PDG
Journal Lyon Capitale
113 avenue Sidoine Apolinaire
69256 lyon cedex 09
LRAR + fax
Saint Romain au Mt d'Or,
le 3 avril 2009
Monsieur,
Vous ne pouvez ignorer nos 3 LRAR du 20 et 23 mars 2009 et celui de notre avocat, Me Dumoulin.
Dans ces courriers, nous invoquions une vingtaine de points extrêmement précis (économique, financier, juridique et judiciaire) sur lesquels nous attirions votre attention sur les conséquences que ceux-ci pourraient avoir notamment, sur Artprice, société cotée sur le premier marché réglementé avec 18 000 actionnaires ainsi que sur Groupe Serveur, ses filiales et son dirigeant.
De même, nous portions à votre connaissance le conflit non contestable nous opposant à Christian LATOUCHE et son groupe, propriétaire de Lyon Capitale. Ce conflit étant, entres autres, matérialisé par des procédures judiciaires en cours ainsi qu'un dépôt de plainte à l'AMF.
Après avoir pris connaissance de votre article dans LYON CAPITAL d'avril 2009, nème677, sous le titre 'Enquête : l'imposture Ehrmann' signé par SLIM MAZNI, et sans pour autant que cela nous prive des recours à notre disposition devant les différentes juridictions et relatifs audit article, nous tenons à vous indiquer de manière factuelle les faits suivants :
Ce courrier fait volontairement abstraction du parti pris de votre journal où le principe du contradictoire est bafoué, De même, nous avons donné à votre journaliste, avec gentillesse et patience, toutes les réponses nécessaires à son enquête. Il a lui-même reconnu que rien ne lui avait été refusé lors de ses investigations et nous en a remercié.
Malheureusement, nous avons relevé un minimum de 41 affirmations erronées et/ou falsifiées (il appartient uniquement aux tribunaux de qualifier si ces affirmations sont erronées ou falsifiées).
Parmi ces affirmations, nous notons, au fil de la lecture de l'article, les observations suivantes :
Une méconnaissance totale des différentes plaintes pénales diligentées contre Marc TALLEC, les infractions répétées depuis 2 ans et les nombreux témoignages que nous avons mis à la disposition de Slim MAZNI pour qu'il ait un éclairage complet.

Erreurs importantes dans la chronologie de l'actionnariat d'Artprice de 1997 à 2009 malgré l'information réglementée en ligne, notamment, sur les serveurs de l'AMF (voir pacte d'actionnaires, action de concert, seuil de franchissement.).
Erreurs constantes sur le chiffre d'affaires des sociétés Artprice, Groupe Serveur et ses filiales. Erreur dans le tableau de composition de chiffres d'affaires, dans les abonnés d'Artprice alors que Slim MAZNI a reçu une ventilation analytique par écrit.

Erreur dans le contrat nous liant avec Google INC où les propos reportés ne décrivent absolument pas la nature des enjeux et des conséquences dudit contrat.

Confusion dans les documents de référence sur les différents paragraphes du facteur risque relevant du droit de la propriété intellectuelle. Dansce même paragraphe, les césures opérées par votre journal créent une confusion complète des différents paragraphes juridiques.

Erreur sur l'évolution du cours d'Artprice, sur les cessions pratiquées et sur les cours moyens décrits.

Erreur sur le prétendu retard des comptes de Groupe Serveur qui résulte, à notre demande, d'une autorisation du Tribunal du Commerce de Lyon de
retarder notre AG pour mener à bien les investigations sur le Groupe VGP SAS (Paul BILLON) dont l'actionnaire principal (P. Billon) est parti mystérieusement au Bénélux avec un contrôleur dans les Iles Vierges et un traité d'apport succinct. Nous sommes actionnaire de référence de VGP SAS.

Erreur de valorisation d'actifs corporel et incorporel d'Artprice, de Groupe Serveur et de ses filiales.

Nombreuses erreurs d'appréciation économique et financière sur les comptes d'Artprice.

Interprétation erronée des conventions réglementées entre Groupe Serveur et Artprice qui, de 2000 à 2009, font l'objet chaque année d'audit et de
rapports spéciaux des Commissaires aux comptes, d'une instruction annuelle au titre du document de référence avec l'obtention, après instruction, d'un visa AMF.

Confusion des titres de propriété intellectuelle et des détentions d'actif incorporel que détient Artprice.

Erreur complète dans la chronologie judiciaire des conflits entre Groupe Serveur et VGP SAS, notamment, par la plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction le 13 juillet 2005 mettant en cause pour escroquerie à l'épargne publique, abus de confiance et recel d'abus de confiance la BRA et les sociétés de Paul BILLON, notamment en Suisse.

Erreur complète sur les poursuites engagées par Groupe Serveur suite au détournement d'actif dans VGP SAS au détriment de Groupe Serveur, actionnaire de référence. Cela est d'autant plus regrettable que M. Mazni a fait état qu'il avait en sa possession l'ensemble des documents de Groupe Serveur déposés au greffe du Tribunal de Commerce à savoir le rapport du Président (comprenant en annexe la mise en demeure à JP SIMOENS, CAC de VGP SAS), les comptes annuels, les rapports spécial et général des Commissaires aux Comptes.

Erreur sur la sentence arbitrale où M. Mazni fait l'omission d'un dépôt de plainte pénale pour escroquerie au jugement devant la juridiction cantonale de Genève.

Erreur sur la convention réglementée entre Groupe Serveur et la SCI VHI ayant fait l'objet d'une expertise par un expert auprès de la Cour d'Appel.

Erreur sur les actions des parties civiles formées par les médecins contre Eukaria.

Erreur tant sur les dates, que sous le régime des personnes protégées tel que décrit par le droit de la personne.

Violation de la vie privée de Thierry Ehrmann alors que M. Mazni s'était engagé dans une démarche éthique d'aborder ce sujet avec décence et un
respect de la maladie dégénérative et héréditaire (PMD).

Erreur sur les qualifications pénales pour lesquelles M. Marc TALLEC est poursuivi notamment sur les intrusions dans un système de traitement de
données, modification du traitement de données et introduction de données frauduleuses. De même, Marc TALLEC est poursuivi pour recel de
pass word et de login.

Erreur sur l'AMCI, sa construction économétrique et sa méthodologie, le tout protégé au regard du code de la propriété intellectuelle.
Erreur sur les capacités et/ou garanties que nous avons demandées par voie officielle à M. Tallec à restituer tout ou partie de la somme en cas de révocation du jugement des prud'hommes.

Erreur sur la poursuite pénale pour dénonciation calomnieuse déposée par Thierry Ehrmann contre Marc Tallec.

Erreur entre résultat d'exploitation et résultat financier d'Artprice.

Erreur sur les différentes relations décrites entre Thierry Ehrmann, Groupe Serveur, les différentes filiales et la Banque Rhône Alpes. Il est troublant d'imaginer qu'une plainte pénale avec constitution de partie civile déposée devant le Doyen des juges d'instruction le 13 juillet 2005 visant la BRA, notamment, pour escroquerie à l'épargne publique, abus de confiance et recel d'abus de confiance, avec 12 classeurs de plusieurs milliers de pièces cotées, se soit perdue au Parquet de Lyon. L'ensemble des éléments pénaux visant la BRA a été circularisé à M. Mazni qui nous a lui-même indiqué que la BRA ne souhaitait pas s'exprimer.

Erreur ou omission sur un jugement du TC puis de la Cour d'Appel donnant raison à Groupe Serveur contre la BRA.

Erreur sur la chronologie sur l'Histoire de la Demeure du Chaos/Esprit de la Salamadre pour laquelle il lui a été remis le Catalogue Raisonné 1999-2006 ainsi que l'ouvrage bilingue de la Demeure du Chaos/Abode of Chaos. Dans le catalogue raisonné figure, entres autres, le contrat enregistré pour date certaine en 1999 donnant naissance à la Demeure du Chaos.
Ce courrier est effectué après une première lecture et vous notifie les erreurs constatées, mais non exhaustives, au fur et à mesure de la lecture dudit article. Il ne constitue pas en l'état un droit de réponse tel que prévu par la loi.
Bien évidemment nous n'invoquerons pas le fait que l'article s'apparente à une commande dont M. Latouche, en présence de témoins, a cru bon d'en
faire état.
L'objectif de ce courrier est de porter à votre connaissance, après une première lecture, l'ensemble des erreurs de nature à impacter les marchés financiers, plus spécialement nos 18 000 actionnaires, ainsi que les 1.3 millions d'Artprice. Ces erreurs impactent également Groupe Serveur et ses filiales ainsi que le respect à la vie privée de Thierry EHRMANN. Elles constituent également une violation au code monétaire et financier.
Nous vous demandons donc, dans un premier temps, de prendre en compte, avec honnêteté, ces données factuelles ne donnant pas lieu à une
quelconque interprétation ou sensibilité journalistique qui vous appartient.
Veuillez croire, Monsieur le Directeur de la publication, l'expression de mes salutations distinguées.
thierry EHRMANN
Copie Directeur de la Publication Didier Maïsto/ Thierry Dumoulin avocat
--
Thierry Ehrmann Chairman Server group
groupe Serveur http://www.serveur.com

Lire aussi : 

lien L'imposture Ehrmann

Des manipulations financières et boursières

Et si la Demeure du Chaos n'était qu'un prétexte ?

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Thierry Ehrmann écrit à Lyon Capitale

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Vos réactions
24 commentaires

Encore une fois , Monsieur Ehrmann nous fait preuve de sa mauvaise foie.
Merci Lyon CAP pour votre déontologie , vous ravivez le monde de la presse..

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 15:21 | Posté par  eliot  

Merci à Lyon Cap de tout publier.On en a plus que marre que tout se passe "en off". Ca c'est du bon journalisme!

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 15:24 | Posté par  Le Tondu  

Heu, pourquoi cette censure ?

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 16:01 | Posté par  Kérozen  

@Kérozen : votre message relevait de la diffamation, voilà pourquoi nous l'avons supprimé. Merci de votre intérêt pour Lyon Capitale.

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 16:11 | Posté par  lyoncapitale  

Ce débat entre Latouche et Ehrmann laisse un sentiment de malaise pour votre rédaction manifestement instrumentalisée dans ce conflit. Il ne faut pas oublier que le second avait indiqué avec élégance et tact vouloir, heu comment dire, mettre "deux doigts dans le XXX" de votre patron. Ce dernier se venge et il est triste de voir une presse qui se dit indépendante (et tente de l'être) ballotée dans des conflits entre deux vieux requins du monde des affaires lyonnais.

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 17:00 | Posté par  malaise  

Eh ! La rédaction de Lyon Cap ! Vous ressentez un malaise ?

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 17:05 | Posté par  @malaise  

Moi je parie qu'il va y avoir un bel edito dans Mag2Lyon pour défendre Ehrmann ! On pourrait déjà presque l'écrire à la place de Philippe Brunet Lecomte ! Ou pire, un article qui sera signé d'un journaliste de la rédaction pour mieux masquer le renvoi d'ascenseur et le copinage... On en rit d'avance

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 17:33 | Posté par  lyongag  

enfin une vraie enquête sur Ehrmann. Sérieuse, courageuse : les accusations sont gravissismes et je suppose que vous êtes blindés de preuves pour pouvoir affirmer tout cela. Car c'est vous qui le dites, Ehrmann à la gachette facile en matière de justice ! Bon courage et BRAVO d'avoir écrit ce que vos confrères n'ont jamais osé révéler (en connaissance de cause !)

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 17:50 | Posté par  Anonyme  

Votre série d'articles me redonne du courage pour saisir l'AMF des différentes annonces mensongères du PDG d'Artprice (budget publicitaire de plusieurs millions annoncé fin 2006, triplement du CA annoncé en juillet 2007), afin qu'il soit rappelé à ce monsieur ses responsabilités en tant que PDG d'entreprise cotée.
Bravo d'un ex-actionnaire qui y a laissé des plumes.

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 18:30 | Posté par  Armand  

tiens v'la les actionnaires d'ARTPRICE... ça va moins rigoler

Signaler un abus | le 07/04/2009  à 23:54 | Posté par  lol  

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