Roland Veuillet porte plainte pour internement abusif


Par Aude Spilmont
Publié le 01/03/2007  à 08:18
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Société. L'ex gréviste de la faim, a déposé plainte mercredi pour internement abusif en psychiatrie.



Après ses 57 jours de grève de la faim, Roland Veuillet se veut toujours "combatif". Malgré la fatigue, il a choisi de reprendre son travail au collège Valdo de Vaulx-en-Velin. Ce conseiller principal d'éducation, qui conteste sa mutation disciplinaire de Nîmes à Lyon, a déposé plainte mercredi pour internement abusif en psychiatrie. Lors de sa grève de la faim, il avait été interné 24 heures au Vinatier avant qu'un psychiatre ne le déclare sain d'esprit. L'affaire a fait grand bruit : la Ligue des droits de l'homme et l'Union syndicale de la psychiatrie ont fustigé l'utilisation de la psychiatrie à des fins répressives. On sait aujourd'hui quelle autorité a requis l'internement de Roland Veuillet. La décision a été prise par le maire de Gleyzé et un médecin, lors de son hospitalisation à Villefranche*, au motif qu'il présentait des "troubles de personnalité paranoiaque" et qu'il pouvait compromettre l'ordre public. "J'ai vu ce médecin deux fois 15 minutes et comment quelqu'un qui a perdu 20 kilos peut être une menace pour l'ordre public", s'indigne Roland Veuillet. "Nous allons attaquer sur le caractère irrégulier et abusif de cet arrêté d'hospitalisation au tribunal administratif et au tribunal de grande instance. Une plainte sera également déposée devant le commissaire européen aux droits de l'homme", explique son avocat Me Devers. Sur le fond de la grève de la faim de Roland Veuillet et malgré la nomination d'un médiateur, le dossier est au point mort. Le 21 février, le ministre de l'Education national a rappelé qu'il proposait à Roland Veuillet "une affectation dans l'Académie de son choix pour lui permettre de retrouver ses proches". Roland Veuillet continue de réclamer l'ouverture d'une enquête administrative qui fasse la lumière sur son affaire ainsi que la levée de la sanction dont il fait l'objet.

* l'hôpital de Villefranche dépend de la commune de Gleyzé.

Roland Veuillet en vidéo

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Vos réactions
1 commentaire

Bonjour,

Un internement abusif traumatise une personne. Et elle doit être libre de choisir le thérapeute qui lui convient pour se soigner. L'hopital psy public ne respecte pas ce droit du patient. L'internement abusif est presque illégal, anticonstitutionnel. Il ne respecte pas les droits fondamentaux de l'homme grantissant la liberté de soin.

Je suis journaliste et je tiens à signaler que l'internement abusif, sans le consentement du patient, est pratiqué régulièrement par des psychiatres incompétents. Ce sont bien souvent de gens froids, arrogants et sinistres calculateurs, qui se servent des personnes en difficulté pour gagner beaucoup d'argent. Ils
sont antipathiques, leurs diagnostics sont
faux et incohérents, ils n'ont aucuns résultats en ce qui concerne le bien etre du patient car ils font de faux diagnostiques : ils diagnostiquent fréquemment une pathologie lourde comme la schizophrénie sans qu'il n'y ait les symptomes. Ils internent de force sur simple demande : essayez de faire interner quelqu'un vous verrez comme c'est facile. Ce servie public est une honte, un commerce libéral scandaleux qui sert à diffuser des médicaments psychiatriques. En dramatisant le problème, trés vite le soit disant thérapeute veut forcer le patient à prendre ces médicaments lourds, dangereux pour la sante et cela à vie. Un bon thérapeute aide le patient à se valoriser, à se dynamiser, à se connaitre, à éviter les médicaments. Ces psychiatres publics sont des voyeurs et des manipulateurs agressifs et traumatisants. Il y a un gros problème concernant leur formation et leurs motivations : bien souvent ils n'ont pas les qualités et la vocation pour être thérapeutes. Ne vous laissez pas faire : portez plainte contre eux!!! Il faut faire avancer la loi et de plus donner tant de pouvoir à ces gens dangereux.

Signaler un abus | le 23/07/2009  à 20:56 | Posté par  lili Lyon  

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