Pluie d’hommages après l’annonce de la mort de Guy Fischer


Par Slim Mazni
Publié le 02/11/2014  à 12:55
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Du préfet du Rhône Jean-François Carenco à Gérard Collomb, pluie d’hommages après la mort de l’ancien sénateur communiste du Rhône.

Guy Fischer © Laurent Garric/Wostok Press/MAXPPP
Guy Fischer © L. Garric/MAXPPP

Guy Fischer est décédé samedi des suites d'une longue maladie. Il a été sénateur du Rhône pendant dix-neuf ans et fut vice-président de la Haute Assemblée. Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, voit un lui un "élu de terrain, de contact, un homme de vérité et de respect". Dans un communiqué, M. Carenco souligne que Guy Fischer "a défendu, tout au long d'un engagement sans faille durant trente-sept années, l'intérêt général et les droits de l'homme, thème qui lui tenait particulièrement à cœur".

“La gauche rhodanienne perd une grande voix”

Le maire de Lyon, Gérard Collomb, salue un homme qui "faisait partie de notre environnement politique et apprécié de la gauche mais également de la droite républicaine". David Kimelfeld, premier secrétaire de la fédération socialiste du Rhône, estime que "la gauche rhodanienne perd une grande voix".

Pour Pierre Laurent, la mort de Guy Fischer est "une perte qui touche tout le Parti communiste français." Le secrétaire national du Parti communiste rend hommage à un homme qui a passé "sa vie militante au service des intérêts populaires, toute son activité d'élu local et parlementaire au service de l'intérêt général, qui en ont fait un dirigeant remarquable de notre parti, un homme politique digne de la Ve République".

Dans un hommage appuyé, Michèle Picard, la maire de Vénissieux, écrit dans un communiqué que, "de l'instituteur à l'homme politique que nous connaissons, il a gardé cette volonté d'ouvrir le champ des possibles aux jeunes générations, portant une oreille attentive à leur détresse, leur désir d'avenir, notamment lorsque Vénissieux se retrouve dans le cyclone des événements de l'été 1981. Il disait lui-même que cette période avait été la plus difficile de sa vie politique".

Guy Fischer avait en effet été élu premier adjoint au maire Vénissieux en charge de l'urbanisme en mars 1977 et fut un témoin et un acteur majeur des émeutes des Minguettes, premier épisode d'émeutes urbaines du pays.

“La justice sociale était son maître mot”

André Gerin, l'ancien député-maire PCF de Vénissieux, souligne qu'en "devenant une personnalité politique nationale Guy Fischer n'a jamais renié ses origines. Il est resté fidèle au PCF quels qu'aient pu être les aléas de la vie politique. Pour lui, la justice sociale était son maître mot. Il a livré un combat sans concessions contre le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie et pour le vivre ensemble."

Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, salue "une personnalité marquante de la gauche (...) humaniste, un homme d'écoute et de dialogue, un militant sincère et un vrai républicain".

Le maire PCF de Givors, Martial Passi, rappelle que Guy Fischer était un "élu local unanimement salué pour son ouverture d'esprit, sa disponibilité de tous les instants envers la population de Vénissieux" et un défenseur "des salariés, des gens modestes et des causes humanistes".

 

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