À Lyon, une gaypride pour des droits "non négociables"


Par Mathilde Régis
Publié le 17/06/2017  à 16:07
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Plusieurs milliers de personnes défilent sur la Presqu'île pour la 22e marche des fiertés à Lyon avec comme mot d'ordre : "ici et ailleurs, nos droits ne sont pas négociables"

Gaypride 2017 à Lyon
©Mathilde Régis
Gaypride 2017 à Lyon

Limité à la presqu'île pour des raisons de sécurité par la préfecture, le défilé de la 22e marche des fiertés bat son plein à Lyon. Comme chaque année, plusieurs milliers de personnes dansent au rythme du son des chars, brandissant drapeaux arc-en-ciel et pancartes de revendications politiques. Marquée l'année dernière par l'attentat dans une boîte de nuit gay à Orlando aux Etats-Unis, la gaypride de Lyon a choisi cette année comme mot d'ordre : "ici ou ailleurs, nos droits ne sont pas négociables". Un des camions qui défilent est décoré d'une immense vague et porte ce message : "au cœur de la vague ou à contre-courant, ici ou en Tchétchénie, nous lutterons". Les révélations d'Amnesty International sur l'enlèvement et la torture d'homosexuels en Tchétchénie continue de "susciter un vif émoi en France et en Europe", rappelle un manifestant.

Un char financé par les dons 

 Le premier char qui ouvre la marche réclame lui de "légiférer en faveur de la procréation médicalement assisté" (PMA), mais aussi de "retirer le sexe dans l'état civil".  Un peu plus loin, derrière les danseurs, les manifestants brandissent ce message : "Homophobie, transphobie, c'est dans les quartiers chics aussi". Trois grands chars défilent cet après-midi, après que l'association organisatrice a récolté presque 5000 euros de dons pour compenser la subvention octroyée sous le mandat de Jean-Jack Queyranne et de la gauche plurielle à la région, supprimée depuis par Laurent Wauquiez.

Ambiance de fête malgré un refus de la préfecture sur le parcours

Cette année, l'association organisatrice de la Lesbian and Gay Pride avait demandé à ce que le défilé passe pour la première fois par le quartier de Vieux Lyon. Une demande refusée par la préfecture pour des raisons de sécurité, notamment le manque d'espace d'expansion en cas d'urgence. Le président de l'association, Olivier Borel, voit dans cette décision "des raisons politiques" et une certaine "caution de l'implantation de l'extrême droite dans ce quartier depuis 2015". Encadrée par plusieurs camions et de nombreux effectifs de police, l'ambiance reste à la fête pour cette 22e marche lyonnaise.

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